martine à la ferme

la semaine dernière, les 6 et 7 mai, on se serait cru dans une des histoires
de martine à la ferme avec des concerts blues et folk, au beau milieu d’un
décor rural, agraire, champêtre, authentique :
à la
ferme de rapan, chez paul rongier.
c’est entre tracteurs rutilants rouges, machines d’époque, charrettes, bottes
de foin et bonne humeur, que l’équipe du printemps de pérouges s’est affairée
pour accueillir près de 600 spectateurs venus à la ferme, chez l’habitant,
pour des concerts intimistes pas comme les autres.
à l’arrivée, sur le chemin communal, on était accueilli par les animaux de
la ferme : cheval comtois et ânes gris, histoire d’être plongé dans une des
pages de martine …
un peu plus loin, les trois petits cochons dormaient
sagement sur la paille au fond d’une vieille charrette et à côté, un gros coq
à la crête «rouge tracteur», tournait en rond et regardait le spectacle
de cette jolie scène de ferme de pérouges.
le décor était planté, le concert pouvait commencer.
c’est sous la grange de la ferme que la musique résonnait … sur une scène
de 6 m par 3 m, adossée au mur de pisé d’un des bâtiments de la ferme et
face à un espace public convivial, organisé de bancs et de bottes de paille.
le premier soir, le public s’est réjoui de la voix de
marc-andré léger, venu d’acadie, avec une belle
guitare blues argentée, prenant magnifiquement la lumière du soleil de printemps.
le lendemain, succès et ambiance garantis pour vishten,
le groupe folk venu de l’île du prince édouard (canada). 2 filles et 2 gars sur scène, pour
nous offrir un programme de chansons et autres mélodies traditionnelles
(qui font partie pour la plupart de notre imaginaire collectif). violon,
percussions, guimbarde, guitare folk et autres rythmes comme celui très entraînant
de taper des pieds - l’orage et les éclairs en bonus - laissent dans nos mémoires
de magnifiques images d’un concert à la ferme, comme une soirée dans l’étable,
devant une crèche délicatement éclairée sur fond d’éclairs gigantesques …
c’est sûr !
on veut y retourner à la ferme de rapan !
